Les risques d’investir dans une résidence secondaire


Avoir une résidence secondaire répond principalement à un besoin de plaisir qu’à un besoin de nécessité. Mais, elle peut aussi répondre à une assurance d’un investissement durable et stable en misant sur la location saisonnière. Certains écueils sont néanmoins à prendre en considération avant de penser à investir dans la résidence secondaire, notamment avec les difficultés d’accès à des crédits immobiliers et l’augmentation des taux de remboursement.

Des impôts majorés

Tous propriétaires de biens immobiliers ont une niche fiscale bien plus importante que le reste de la société. En effet, ils doivent payer des impôts fonciers, voire des taxes sur les revenus potentiels du patrimoine en question, et ce, annuellement. Si vous avez donc une résidence secondaire en plus d’une maison principale, vous payez deux fois plus d’impôts fonciers. Ce qui peut revenir à plusieurs centaines d’euros par an. Tout dépend de la taille de votre patrimoine.

Difficulté d’entretien et de gestion

Par résidence secondaire on entend un immeuble dans lequel vous ne logez que quelques semaines par an. Ce peut être une bonne chose pour se ressourcer, le temps d’un week-end ou encore pendant les vacances, sans avoir à payer les frais de location d’hébergement. Mais il reste un inconvénient de taille, l’entretien des lieux n’est pas facile.
Généralement, pour l’administration d’un tel bien, les propriétaires engagent des professionnels. Mais cela signifie encore des charges en plus. Et pourtant, sans un entretien minutieux, non seulement le bien perdra de sa valeur, mais il ne sera plus habitable et exploitable.

La tension des bulles immobilières

Par ailleurs, depuis quelques mois déjà, les analystes du marché font état d’une certaine tension de la bulle immobilière en Europe, et notamment en France. La valeur du m2 augmente de plus belle, stagnant en moyenne dans les 5 000 euros dans certaines régions de l’hexagone et à 8 000 euros dans la capitale. Malgré la chute des crédits immobiliers, ce n’est pas le bon moment pour acheter une résidence secondaire, au risque de faire face à un surendettement. Pour rappel, on tient à souligner que ce ne sont que des moyennes. Le prix du m2 varie selon le quartier et le type de bien.

Difficulté d’accès à des prêts bancaires

Les banques sont beaucoup plus réticentes en matière de résidence secondaire qu’en matière de résidence principale. En effet, ni le prêt conventionné, ni le PAS, ni le PTZ ne peuvent être souscrits pour des investissements en résidence secondaire. Outre l’exigence d’un apport personnel et d’une garantie avant de souscrire un prêt. Il en est de même pour le financement participatif qui refuse catégoriquement de financer un investissement dans des résidences secondaires.

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